Renaissance "Partie 1"
Posté le 10.05.2007 par Appossaï

Où suis-je ? Au paradis ? En enfer ? A moins que ce ne soit au Purgatoire dans l'attente de mon jugement.
Il fait sombre, très noir même. Je n'y vois absolument rien. Il fait chaud, une chaleur étouffante. J'ais la bouche pâteuse… soif. Je dois être en enfer finalement. Je sens que le propriétaire des lieux ne va pas me garder bien longtemps. J'ouvre lentement les yeux, difficilement à vrai dire. J'ais l'impression qu'on y a accroché des poids. La première chose que je vois est une lumière qui me force à plisser les paupières. Ne soyons pas pressé, laissons à mes yeux le temps de s'accommoder à cette clarté. Il me faut facilement deux bonnes minutes pour distinguer une forme à moins d'un mètre de moi. Je sursautai en pensant voir une monstrueuse créature, mais il s'agissait en fait d'un simple lézard m'observant bizarrement de ses yeux globuleux.
Je suis carrément allongé à terre. Je bouge ma tête, ce qui fait fuir mon compagnon craintif. Je porte une main sur ma joue gauche.
Des grains de sables ? J'ais du m'assoupir quelques heures, le temps nécessaire à ces coquines pour me transporter de leur pension à la plage la plus proche.
D'habitude je vole une ou deux culottes par victimes, pas plus. Mais là, je sens que je vais faire une exception spécialement pour ma pension préférée. Elles vont devoir renouveler leur garde-robe de sous-vet. Quant à cette Oolong qui a eu le toupet de me surnommer « Maître de la perversité », elle sera ma première victime à subir des vols répétitifs. Trois passages par jour, rien que ça. Elle va m'implorer, les larmes aux yeux, de lui pardonner cette familiarité. Ah ah ah, je suis machiavélique.
Y'a quelque chose qui cloche. Je n'ais pas entendu une seule fois le remous des vagues. Je me lève et jette un coup d'œil circulaire pour découvrir…
Non, ce n'est pas possible… je rêve… NOOOOOOOON !!!!!
Gros plan de la caméra sur ma tronche pendant que je hurle et recule progressif jusqu'à ne voir qu'un point minuscule de moi… ce qui permet une parfaite vision panoramique. (J'ais raté ma vocation, j'aurais du faire cinéaste)
Un désert !! Cette diablesse de Oolong m'a éjecté dans un DESERT !!!!
Mon cœur bat la chamade. Pas de panique, pas de PANIQUE !! Reprenons notre souffle et analysons la situation. Il n'existe pas de situation insurmontable pour Appossaï. Il y a toujours un échappatoire… il suffit simplement de le trouver.
Une chose est sûre, il fait extrêmement chaud. Le soleil n'est même pas encore à son zénith, ça promet. Il doit faire au moins 40°C…
C'est quoi ces gens de la météo qui parle de tant de degrés à l'ombre. 100 strings à celui qui me trouve un coin d'ombre ici ! Du sable, il n'y a que ça, de la végétation… autant essayer de trouver un cheveu sur le crâne d'un chauve.
Pour avancer il me faut trouver un repère. (Claquement de doigts) La voilà la solution : Un repère. Et j'ais la technique appropriée pour ça : « Le saut de l'ange » puissance maximale. Obligé vu l'étendu du désert. Ah ah ah ! Attention à vos culottes mesdemoiselles, Appossaï est de retour ! Et hop, en quelques secondes je me retrouve dans les cieux. Ca me fait un bien monstre cet air qui fuse sur ma peau… ah, un peu de fraîcheur dans ce désert torride. Gravité oblige, mon saut atteint sa limite d'extension… 300 mètres. Je commence à redescendre, mais je dispose suffisamment de temps pour découvrir un repère, n'importe lequel… une oasis, une montagne, un cours d'eau asséché. Au lieu de tout cela, je n'en crois pas mes yeux. J'entrevois carrément une bâtisse, on dirait une forteresse. De nombreux kilomètres nous séparent. J'ais pu la voir clairement grâce à mon œil de lynx, mais j'estime tout de même la distance à une bonne centaine de kilomètres, si ce n'est plus.
Mon atterrissage provoque un cratère dans le sable. Je me redresse et commence ma longue marche. Chaque heure, j'effectue de nouveau un saut afin de corriger ma direction en cas de déviation. Je marche à travers les dunes sous un soleil de plomb. J'ais modifié ma respiration de manière à économiser mon énergie. J'en aurais besoin pour chaque nuit afin de diffuser une certaine chaleur à l'intérieur de mon corps. On dit que les nuits dans le désert sont glaciales, ce n'est pas moi qui démentirais.
De Appossaï.
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