Renaissance "Partie 4"
Posté le 26.05.2007 par Appossaï
Elles se regardent entre elles. Elles ne vont pas hésiter longtemps. Pas question qu'une goutte de sang coule. J'embrasse ma prisonnière dans le cou. De sa peau parfumée émane un subtil parfum de monoï. Je la repousse avec suffisamment de force dans les bras de ses amies, afin de gagner du temps. D'un bond, je me retrouve trois mètres plus haut sur une solide branche et saute d'arbre en arbre, question de mettre le plus de distance possible entre elles et moi. Cinq bonnes minutes à cavaler comme un dingue. La végétation s'arrête devant une étendue d'eau, un lac où s'y abreuvent des oiseaux et toutes sortes d'animaux. Enfin de l'eau.
Le mollet gauche me démange, j'y passe la main et y retire deux dards. « Madre de dios ! Elles m'ont eu. »
Je descends de ma branche et m'avance vers l'eau. J'entends des bruissements de feuilles juste derrière moi, elles m'ont rattrapées. Je leur fais face. Décidément, ces amazones sont vraiment magnifiques. Elles réveilleraient un mort, parole d'Appossaï. J'envoie à leurs pieds les deux dards qu'elles m'ont plantés dans le mollet. Elles sont surprises de me voir encore debout.
_ Ok les filles. Je bois un peu d'eau et si vous voulez toujours me couper en petites rondelles après, pas de problème.
Elles inclinent la tête et me sourient, dents parfaitement blanches. Parfait, elles ont décidés de faire une pause. Je me retourne et m'avance vers cet élément vital. Bizarrement, mes mouvements se font lents et saccadés. J'ais l'étrange sensation d'augmenter progressivement de poids. Les vicieuses, je les entends ricanés dans mon dos. Trois mètres, trois fichus mètres me séparent de cette au limpide. J'ais l'impression de marcher comme un robot et le pire, c'est de constater que je n'avançais pratiquement pas.
Je m'écroule sèchement sur le sable. Je n'ais même pas le réflexe de placer mes bras de manière à amortir ma chute. Deuxième affrontement, deuxième défaite. Faut pas que ça devienne une habitude. Je perçois encore leurs mouvements, elles s'approchent de moi. L'une d'elle s'accroupit devant moi. Sa position impudique me permet de découvrir une magnifique culotte blanche. Je sens mes forces augmenter. Je tends mon bras vers le lac, je sens le sable humide. Mon bras n'est pas assez long, il manque quelques centimètres à mes doigts.
Quelle déchéance. Les dieux sont vraiment contre moi. Je jette un dernier regard à ce trésor, j'essaie de m'y accrocher comme à une bouée de sauvetage. Ce morceau de tissus peut restituer mes forces, mais le poison ou la drogue des dards agissait plus vite. Mon regard se voile et la nuit m'enveloppe de son grand manteau noir.
De nombreux jours sont passés. J'en ais aucun souvenir, juste quelques flash tel un kaléidoscope. Je sais juste que la plupart du temps, je suis alité. On me nourrit et l'on m'aide à boire. Je prends rapidement des forces et du poids. Jusqu'à présent, je n'ais vu que des femmes… de véritables bijoux. L'une d'entre elle m'a été désigné dans l'unique but de me remettre sur pied. Elle se prénomme Amaïs. Une perle rare. On aurait dit le croisement entre une africaine et un asiatique.
Aujourd'hui elle s'est présentée devant ma cellule avec deux de ses sœurs, armées de cimeterre. Je lisais sur son regard une certaine tristesse. Ces derniers jours, alors qu'elle me massait tout le corps (Eh oui, que veux-tu ? Y'en a qui en ont de la chance), je lui parlais longuement de mes déboires et du malentendu que j'ais eu avec ses sœurs de l'oasis. Elle ne me répondait jamais. A vrai dire, elle ne me parlait jamais. Elle prenait plaisir à m'écouter, mais notre échange s'arrêtait là.
L'une des guerrières ouvrit la grille et me fit signe de sortir. J'ais du passer deux bonnes semaines derrière ces barreaux. Mais une fois sur pied je n'ais pas perdu mon temps. Je m'entraînais d'arrache pied afin de recouvrer mes forces. Pompes, abdos, traction, mouvement d'arts martiaux… tout y passait. Amaïs m'observait en cachette avec ses merveilleux yeux en forme d'amande. Elle avait de longs cheveux noirs soyeux attachés en une natte lui arrivant au creux des reins. Le marron clair de ses yeux se mariait à merveille avec la couleur de sa peau. Son corps était suffisamment musclé pour qu'elle n'ait rien à envier aux autres femmes.
_ Soyez prudent, dit-elle lorsque je passais près d'elle.
L'une de mes gardes la bouscula violemment, lui faisant ainsi perdre l'équilibre.
_ Hé ! Fis-je en l'aidant à se relever.
_ Silence et avance ! Répliqua la guerrière prête à dégainer son arme.
L'inconsciente. Si elle savait que je pouvais la mettre hors jeu avant qu'elle n'ait le temps de dire ouf, elle ne se permettrait pas de se la jouer.
Je lui obéis donc, question de connaître le fin mot de l'histoire. Nous suivons tout un dédale de corridors débouchant finalement sur une immense porte métallique qu'elles ouvrent avec facilité. Une lumière éblouissante en jaillit, je sens aussitôt une rafale d'air chaud. Avant même que mes yeux aient eu le temps de s'habituer à cette clarté, mes deux tortionnaires me poussent de l'autre côté de la porte où fusent des cris de joies et des applaudissements.
Je me retrouve dans une arène à ciel découvert avec une vingtaine d'autres hommes armurés de casques et de protections métalliques. Chacun est armé d'une arme qu'ils semblaient avoir eux même choisi. Epée courte, longue, cimeterre, sabre, lance, fléau d'armes, rondache, masse d'armes etc. On me conduit à l'un des étalages.
_ Je ne veux pas d'armes, fis-je en les surprenant.
De Appossaï
--
:: Poster un commentaire
Ce
blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus