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lemondedappossai
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L'imaginaire est le maître-mot de mon Blog. Venez et laissez-vous guider dans le Monde d'Appossaï.
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09.04.2007
Dernière mise à jour :
08.11.2007
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Appossai et Friends

Appossaï & Friends

Posté le 10.04.2007 par Appossaï
Hello les amis(es)
A travers cette catégorie nous plongerons dans différents Mondes Imaginaires façonnés de toutes pièces par leur Auteur. Je tiens à préciser que nous écrivons pour notre propre plaisir et qu’en aucun cas nous aurions l’affront de nous considérer comme des écrivains.

Je vous mentirais si je vous disais qu’avoir la Plume de Graham Masterton ou de Stephen King n’est pas l’un de mes vœux les plus cher… mais il faut savoir garder les pieds sur terre… se contenter de ce que l’on a. Et entre nous, vous ne pouvez pas imaginer avec quelle intensité la joie peut nous gagner quand l’un de nos textes est plébiscité par les Internautes.
Cette sensation, je vous le dis… c’est quelque chose. Cependant, je n’en attends pas moins des critiques franches de votre part.
Bonne lecture à vous tous.




--

Le saut de l'Ange

Posté le 10.04.2007 par Appossaï
Ma toute première Nouvelle… sans être pour autant mon premier essai.
Figurez-vous que j’ai toujours eu la fâcheuse habitude de donner naissance à des textes dont on ne voyait jamais la fin.

Je suis du genre à écrire sans faire de plan, (Connaître la fin de l’un de mes récit me refroidit tout de suite) du coup j’écris tout ce qui me passe par la tête… préférant inconsciemment prendre la direction du premier chemin venu au lieu d’emprunter l’autoroute.
Finalement je me suis obligé à écrire court… je dirais même très court vu la taille de cette histoire. Une simple page format A4, mais je ne vous dis pas le mal de chien que j’ai eu pour la terminer.
Ca ne représente peut-être rien pour vous, mais à mes yeux c’était l’accomplissement de tous mes rêves… enfin une partie.
Achever l’une de mes histoires devenait enfin une réalité.

Ce genre de récit est unique pour moi, tellement unique que je n’ai pas osé réitérer. Je suis malheureusement limité qu’à ce qui me plait réellement… c'est-à-dire le Fantastique et l’épouvante.


LE SAUT DE L'ANGE

Du haut de la falaise, elle guettait l'horizon. Un océan taciturne, reflétant un coucher de soleil d'une rare beauté. Dans ses yeux brûlaient des couleurs chatoyantes semblables à un feu ardent. Pourtant, son visage n'exprimait aucun sentiment à part peut-être… Une grande quiétude, un calme si intense qu'elle ne put retenir une larme. Ses yeux en forme d'amende s'inclinèrent devant les cieux pour caresser de son regard mystérieux les forces de la nature.

Une trentaine de mètres plus bas, au pied de la falaise… L'océan se déchaînait contre la terre, lançant et envoyant des rouleaux d'une sauvagerie extrême contre les rochers, pensant éventuellement les faire régresser sous son joug.
Cette vision des plus fascinante s'estompa pour laisser place à celle d'un parapluie rouge emporté par le vent. Voguant au-dessus d'une colline verdoyante sur laquelle celui-ci ricocha trois fois avant de se mettre à rouler, s'affermissant au sommet.

Une violente rafale de vent manqua de la déséquilibrer. Ses cheveux noirs de jais lui masquaient partiellement la vue. D'un geste délicat et précis, elle envoya en arrière une mèche de cheveux ébouriffées en portant de nouveau son attention vers le ciel, rougeoyant de mille feux. Plissant légèrement les paupières, elle distingua au loin un point sombre se mouvant dans sa direction. Les pans de sa robe claquèrent sous l'effet du vent… un son si brusque qu'elle en cligna des yeux. Un sourire angélique se dessina sur son visage quand elle reconnut avec certitude son pigeon. Ses yeux rayonnaient d'une joie indéfinissable… Un mélange de plaisir et de mélancolie.

Le coucher de soleil perdait de ses couleurs vives, le vent soufflait avec beaucoup plus d'assurance et la mer se montrait plus houleuse. Une goutte d'eau tombée du ciel vint s'éclater contre sa peau satinée, mais peu lui importait le temps. Qu'il pleuve ou qu'il vente, rien ne pourrait l'empêcher d'attendre patiemment l'arrivée de son messager. Plus l'oiseau se rapprochait et plus son cœur s'emballait, se remplissait d'un sentiment d'amour incommensurable… mais cette allégresse disparut aussi rapidement que son sourire. Le vol du pigeon se révélait irrégulier, comme s'il peinait à se rendre au près de sa maîtresse.

La jeune femme ressentit un fort pincement au cœur, lui provoquant un intense frisson. Ce dernier lui remémorant avec amertume un songe obscur qu'elle avait fait la veille. Un cri strident lui parvint aux oreilles, la sortant de sa torpeur. Son regard humide se fixait sur son coursier, volant difficilement à quelques distances d'elle.
_C'est injuste, pensa t'elle en exécutant un pas, se retrouvant au bord même du précipice… Les rafales de vent chassant les larmes coulant sans cesse de ses yeux.

Sentant ses forces l'abandonner, le pigeon se laissa porter par les courants d'airs chauds, mais au moment où il tomba à pique… une faible distance manquait pour qu'ils soient enfin réunis. N'écoutant que les élans de son cœur, elle bondit dans le vide les bras tendus dans l'espoir de le rattraper. Les rafales se muèrent en tourmente, l'obligeant presque à refermer ses paupières. Sa chute lui sembla durer une éternité, mais au moment où ses doigts ressentirent le toucher doux et soyeux de son plumage, elle s'abandonna à clore ses yeux tout en enserrant son ami et confident contre sa poitrine.


De Appossaï.

Les portes du destin

Posté le 17.04.2007 par Appossaï
Je ne peux m’empêcher de sourire à chaque fois que je repense à cette Nouvelle. Il m’aura fallut en tout deux années pour l’écrire. Non non, elle n’a rien d’un pavé de cinq cent pages. En réalité elle fait à peine six pages format A4 mais au moment de son écriture je suis tombé en panne totale d’inspiration.
Les quatre premières pages se sont écrites toutes seule. C’est à croire qu’une étincelle de vie avait élu domicile à l’intérieur de mon stylo plume puis brusquement plus rien. Enfin si mais c’est tout comme. Je continuais d’écrire mais plus rien ne collait.

Deux pages… il me restait environ deux pages pour achever mon histoire mais les mots qui prenaient forme sur ma feuille blanche manquaient de panache. A vrai dire, la fin de ma Nouvelle se détachait beaucoup trop du début, perdant réellement de sa vitalité.
J’avais beau insister… accumuler les boules de papiers dans ma corbeille, j’étais dans l’incapacité de la terminer.
"Eh une histoire de plus inachevé", me suis-je dis en l’envoyant aux oubliettes.

Je suis passé à autre chose en essayant d’y revenir à plusieurs reprises mais à quoi bon. Mon inspiration semblait aussi vivante que mon stylo.
Ce n’est que deux ans plus tard, en fouillant mes fonds de tiroirs que je suis tombé à nouveau dessus. Il m’a fallut la relire cinq à six fois dans l’unique but de m’imprégner de l’atmosphère et ne faire qu’un avec le personnage.

"Les portes du destin" reste ma Nouvelle la plus bizarre et celle que je place sur la seconde marche du podium. A vous de me dire ce que vous en pensez.
Certains m’ont fait la confidence qu’ils étaient à deux doigts de décrocher au début, mais laissez à l’histoire le temps de se mettre en place et de prendre sa vitesse de croisière. Je ne pense pas que vous le regretterez.

Mon histoire s'adresse tout de même à un public averti (Moins de 13 ans s'absetenir). Il y a juste une scène un peu cocasse, mais je préfère vous en informer. Et le langage peut vous paraitre un peu cru à certains passages... Mais là, c'est le personnage qui veut ça.

Les portes du destin "Partie 1"

Posté le 17.04.2007 par Appossaï
La vie est aussi inexplicable que les croyances de l'homme. Difficile d'en comprendre le fonctionnement de tous ses méandres et surtout… Impossible d'en être le maître. Pourtant certains ont ce don… Celui de contrôler leur destin pardi !
Je fais parti de ces rares personnes… Les Elus, sauf que tous ces idiots l'ignorent. Tu peux me faire confiance, dans le cas inverse on en aurait entendu parler. Le genre de psychopathe qui court après sa mort sans y parvenir.
Ils sont nombreux à vouloir se suicider, mais sans ce don… Cette énergie positive… Méa culpa, comme dirait mi padre. Je préfère Hasta la vista, ça a plus de charme.

Je disais donc, nombreux sont ceux qui réussissent leur suicide, mais si par chance ils se ratent, ils en sortent infirme à vie. Tous ceux là ne font pas partie du lot mon ami. Cette énergie est comme vivante… Une entité, voilà le mot.
C'est comme une entité ne demandant qu'à être invoquée. C'est l'impression que me donne Sharrilya.
Quoi ? Oh, excuse-moi. Sharrilya est le nom de mon entité. Ca fait a peu près 15 ans que je la connais mais on y reviendra plus tard.
Tu ne t'es jamais demandé pour quelle raison il y avait autant de suicides dans le monde ?

Il y a trois catégories de personnes sur terre ; Les Statiques… Ceux qui vivent simplement en suivant le cour de leur vie. Je les compare au lac du Loch Ness. Tout le monde est agglutiné autour dans l'espoir d'apercevoir quelque chose, mais rien, pas le moindre remous.
Les insurgés… Ils ont conscience qu'ils peuvent changer le cours de leur vie en bravant leur destin, mais n'y croient pas suffisamment fort. Ils plongent une fraction de seconde trop tard et Boum ! Les voilà plongé dans l'abysse. Ils parviennent difficilement à refaire surface, d'où les suicides.
Et les Symbiotes… J'ais trouvé ce mot dans un comics. Il s'apprête vraiment aux élus. Ils prennent un jour conscience de cette frontière et tentent le tout pour le tout. Ils joues leur vie comme j'ais joué la mienne à l'âge de 9 ans. Pourtant mon entité s'était manifestée 3 ans auparavant.

Crois-tu en Dieu mon ami ? Ne t'est-il jamais arrivé de te retrouver dans une situation périlleuse auquel tu échappes de peu ? Certains appellent ça le coup du sort, l'instinct de survie, un Ange gardien ou comme moi une entité. Ce genre de phénomène, tout le monde l'a vécu au moins une fois dans sa vie. Mais d'autres l'ont vécu à plusieurs reprises. C'est à partir de là que tout se joue. Car l'entité veut créer une symbiose avec toi. Communier pour ne faire qu'un… Te donner accès à la frontière des portes du destin. Tu as l'impression d'être libre mi amigo, mais tout tes faits et gestes, au long de ta vie, sont déjà écrits. Mon existence, depuis l'âge de 9 ans est un gros grimoire dont toutes les pages blanches s'écrivent au fil des jours.

Ce qu'elle désire en échange de cette symbiose ? Elle appelle ça le fluide de la renaissance.
Bien entendu qu'elle peut me parler, sinon comment pourrais-je communiquer avec elle… Un lien télépathique, voilà le mot l'ami. Ce serait très courtois de ta part de cesser de me couper la parole. Ne le prends pas mal, mais ça m'évitera de perdre le fil de mon histoire.
Où en étais-je ? Ah oui, le fluide… Gracias.
L'adrénaline est une substance que secrète l'organisme durant des phases dites « d'extrême excitation ou de danger ». Il en est de même pour le fluide de la renaissance qui est d'ordre psychique. C'est de ce fluide que Sharrilya puise ses forces, lui permettant ainsi de m'ouvrir les portes du destin… Effaçant ainsi le linéarité de ma vie.
Tu dois certainement te demander pour quelle raison elle a besoin de cette énergie. D'après ce que j'ais compris, cette source d'énergie est l'aboutissement de son cheminement spirituel et le début du mien.

* *

A l'âge de 6 ans, mon père m'a retrouvé inconscient dans ma chambre… Un sac plastique me recouvrant la tête. A vrai dire, il était plaqué contre mon visage. Je ne respirais plus, j'avais déjà franchi le pas de la non vie. J'étais entre la vie et la mort. Mon âme s'étant libéré de mon enveloppe charnelle.
Chose bizarre que de se voir de l'extérieur. Je me voyais clairement, gisant sur la moquette de ma chambre et mon père essayant d'arracher le sac. Mon corps astral flottait dans la pièce, tournoyant autour de cette scène macabre en prenant progressivement de la vitesse. Un courant invisible semblait vouloir m'emporter. Aucune crainte ne m'habitait. Je me sentais apaisé, libéré de toutes sensations et pensées désagréables.
Mon père avait réussi à m'ôter mon masque synthétique et ne perdit pas une seconde pour appliquer ses connaissances en secourisme. C'est à cet instant qu'une lumière éblouissante se manifesta au centre du plafond. Impuissant, je ne pouvais que subir cette étrange et attirante attraction. Je pensais que le moment de franchir le cap était arrivé, mais c'était sans compté sur les précieuses compétences de secourisme de mon paternel.

Eh oui, il parvint à me faire revenir de justesse. Suffisamment tôt pour que je ne garde aucune séquelle de cet évènement…
Ca te démangeait les lèvres, hein ! Je ne t'en veux pas mon cher. Si j'étais à ta place, j'avoue que j'aimerais avoir réponse à cette question.
Contrairement aux autres témoignages recueillis sur ce sujet, je nais pas vu de tunnel et encore moins marché à l'intérieur dans l'espoir d'atteindre cette lueur au fond. Je n'ais vu qu'une forte boule de lumière éblouissante, mais je suis catégorique en disant qu'il s'agissait d'un passage donnant accès à un autre plan que le notre.

Une voix m'appelait de l'autre côté, une voix de femme me demandant son aide pour je ne sais quel but. J'étais beaucoup trop jeune à l'époque pour réellement la comprendre. Je revins parmi les hommes mais avec quelque chose de nouveau : La connexion.
J'étais connecté à cette étrange voix que j'entendais dorénavant presque tous les soirs, dans mes rêves. Mon esprit donnait une apparence illusoire à cette voix, mais il me fallait plus… je n'avais qu'une envie, la revoir uniquement pour comprendre son message.


De Appossaï

Désespoir

Posté le 18.04.2007 par Appossaï
Aujourd’hui je vous poste l’un des textes de « my friend » Séraphin. Court certes, mais dont les mots nous font oublier la noirceur de celui-ci.
Il en a d’autres à son actif qui je l’espère seront publié sur mon Blog… mais là, tout dépend de lui.


DESESPOIR

Ce soir là j'étais seul chez moi.
J'avais fermé la porte à clef pour être sûr que personne ne vienne me déranger dans mon dernier sommeil. On n’entendait rien, personne. Seul la mélodie de cette musique, sur laquelle nous nous étions rencontré, chantonnait dans ma tête. Comment mes proches comprendront ce geste. Je ne pouvais rien faire d'autre. J'espère qu'elle ne m'en tiendra pas rigueur.
Soudain, une fine goutte naît au creux de mon œil et glisse le long de ma tempe jusqu'à atteindre mon coussin sans un bruit. Puis ses gouttes se mettent à couler de plus en plus vite, et leur couleur s'assombrit. Du rosé elles passent au rouge laissant apparaître un flot noir sur mon oreiller.
Mes mains sont encore toutes crispées sur le manche noir de l'objet de ma délivrance. Alors que sa lame enfouie crée une large rivière humide et morne s'étalant sur mon abdomen. C'est bientôt la fin. La nuit s'installe dans mes yeux déjà noyés de ce liquide rouge.
Mon esprit s'évade et j'entends cette musique bourdonner de plus en plus fort dans mon cerveau. J'espère pouvoir la revoir un jour. Tout à coup, plus rien, plus de souffle, plus de battements. Je ne sens plus rien, sauf mon esprit tomber dans cet immense gouffre noir. Je ne me souviens plus de rien… sauf que je l'aime.


De Séraphin.

Les portes du destin "Partie 2"

Posté le 19.04.2007 par Appossaï
3 années ont passé avant notre deuxième rencontre. J'avais 9 ans et huit mois ce jour là. Mes parents avaient pris le soin de me mettre sous la garde de Judith. Une blondasse âgée d'une vingtaine d'année aux seins siliconés…
Qu'est-ce que j'en sais moi. A l'époque ils me paraissaient aussi gros qu'un ballon de Handball. C'était une statique vivant au jour le jour. Je ne serais pas étonné qu'elle le soit toujours d'ailleurs. Son plus gros défaut avait pour nom Sergio ; Ses muscles étaient si gros que je pensais qu'il se les gonflait à l'hélium. Ce n'était pas la première fois que miss silicone me gardait… Eh oui mon vieux, j'avais ma baby Sitter attitré. Aucun de mes parents ne le connaissait… Je te le donne dans le mille. Monsieur passait en douce voir sa dulcinée dans ma propre maison.
Pendant que je dormais, ils faisaient des choses pas très catholiques, inutile de te faire un dessin je pense. Un soir, je les ais surpris tous les deux… Lui avachit sur le canapé en cuir et elle à quatre pattes en train de lui tailler une pipe. Elle ne savait plus où se mettre tellement elle était gênée. J'étais fière de moi à cet instant précis car je la tenais enfin, mais Sergio me fit vite déchanté. Il a foncé sur moi… On aurait dit une locomotive, un cinglé. Il avait une étrange lueur dans le regard au moment où il posa ses grosses paluches sur mes épaules.

« Ecoute moi bien le mioche. Un seul mot de tout ça à tes vieux et c'est toi qui me la boufferas la queue. Si ça ne te suffit pas, je te casserais les membres un par un jusqu'à faire de toi un cul-de-jatte. »
Je ne savais même pas de quelle queue il parlait et encore moins ce qu'était un cul-de-jatte. N'empêche que je le déstabilisai totalement en lui répondant : « Ce serait plus simple de me cogner ou de me faire taire une fois pour toute, parce qu'il n'est pas question que je cache quoi que ce soit à mes parents. »
Sergio me fixa droit dans les yeux pendant près d'une minute. Judith le suppliait de se calmer, de ne me faire aucun mal. Il me donnait l'impression de distinguer quelque chose dans mon regard. Peut-être la même lueur qui l'animait quelques minutes auparavant.
C'est beaucoup plus tard que je compris qu'il faisait partit des Insurgés… A deux doigts de devenir un symbiote, mais il lui manquait ce petit plus… La foi en son entité.
Il me sourit. Le genre de sourire blanc écarlate mais froid… Le fameux sourire hypocrite.
Relâchant son étreinte, il se releva et me donna une tape dans le dos qui manqua de me renverser.

« Tu as une sacrée paire de couilles le rebelle… Même si tu ne sais pas encore t'en servir. Ne change surtout pas en grandissant, petit. Sinon les requins ne feront qu'une bouchée de toi. Viens t'asseoir avec nous le mioche, on va s'matter un film d'horreur avant que tes vieux n'arrive. »
Finalement je commençais à l'apprécier le Titan. Judith ne prononça pas un mot de la soirée. Elle était sûre d'avoir perdu son job. L'italien essaya de la dégriser un peu mais en vain. Il s'éclipsa sur les coups des 23h30, nous laissant tous les deux.
« Tu sais… Je. »
Elle voulait rattraper le tir de ce soir. Je ne la laissais pas se morfondre d'avantage, en lui disant simplement que je ne dirais rien à mes vieux en échange de…
Ne prend pas ce visage outré. Pervers… tu me prends pour qui. Je n'avais p'têt que 9 ans mais je savais me tenir avec les demoiselles, moi. Je voulais juste regarder les programmes que je voulais à la télé. Je n'avais besoin de rien d'autre… Je la tenais à ma merci et je savais qu'un jour je pourrais profiter de cette aubaine. Raison pour laquelle j'insistais sur le fait qu'elle puisse continuer à recevoir Sergio si elle le désirait, sachant impunément que la décision ne lui incombait pas. Ce type était celui qui me permettrait de revoir tranquillement Sharrilya.

* *

Deux semaines passèrent, Judith me gardant tous les lundi, jeudi et samedi, reprit rapidement une attitude normale envers moi. Elle avait repris confiance en elle. Poufiasse. Elle en avait mis du temps… Maintenant il ne manquait plus que Sergio.
Ce jour là, j'étais plus décidé que jamais à rencontrer mon entité. Je leur fis croire que j'étais fatigué et monta dans ma chambre beaucoup plus tôt que d'habitude. Judith monta voir si tout allait bien et prit deux fois ma température. Cela ne me ressemblait pas de ne pas regarder la télé au moins jusqu'à 23h. Tous mes espoirs dépendaient de Sergio… espérant qu'il ne la laisserait pas monter me voir tout au long de la soirée.
Tard dans la nuit, je pris enfin le risque de descendre dans un silence total. Il me fallait traverser une partie de la salle à manger… Me déplacer à découvert, mais je n'eus pas à m'inquiéter. Sergio l'occupait suffisamment pour qu'aucun des deux ne remarque ma présence.
De la salle à manger, je m'infiltrait dans la cuisine, ouvrit délicatement la porte menant dehors puis la refermai.

Elle se tenait là, en face de moi. Vaste, sombre, reflétant le ciel étoilé et le croissant de lune. Elle était mon passage, ma porte, celle par qui je pourrais faire face à mon Destin. Je n'ais jamais appris à nager. L'eau m'ayant toujours effrayée, mais cette nuit était différente… La piscine devenait mon ami et c'est sans aucune crainte et sans la moindre hésitation que je pris mon élan pour me jeter le plus loin possible du bord. Au contact de l'eau glaciale, je me débattis, remontai péniblement à la surface et prit un grand bol d'air, non par la peur de la noyade mais par réflexe causé par ce froid soudain. Malgré mon instinct de survie, m'obligeant à tout faire pour rester en vie, j'évitais de me rapprocher du bord et encore moins d'appeler à l'aide. L'eau était si froide que mes membres me donnaient l'impression de s'alourdir. Ne pouvant lutter d'avantage, mon corps se laissa entraîner au fond de la piscine. L'air de mes poumons s'expulsa dans un dernier soupir.
Je sais… Mais il me fallait la revoir pour savoir. Je me savais différent des autres mais je ne savais pas en quoi. Cette fois-ci, j'ais eu toutes les explications que je voulais. Sharrilya a pu répondre à toutes mes questions.


De Appossaï.

Les portes du destin "Partie 3"

Posté le 24.04.2007 par Appossaï
Le temps se trouve altérer à chaque fois que je me retrouve en connexion avec elle, beaucoup plus rapide que le notre.
Pour revenir ? Figures-toi que Sergio est beaucoup moins stupide que j'en avais l'impression. Le hasard a voulu que Judith entende mes ébats dans la piscine. Elle parvint difficilement, je pense, à convaincre Sergio à jeter un coup d'œil sur la terrasse. Allumant les lumières extérieures, ils me découvrirent gisant au fond de la piscine. Sergio appliqua sur moi ses connaissances sur la réanimation artificielle et y parvint avec brio.
J'étais de retour parmi les hommes, sauf que cette fois-ci… J'avais complètement compris le message de Sharrilya. C'était à moi de l'accepter ou de le refuser. Judith m'emmena aussitôt aux urgences. Me voir mort la fit craquer… Elle a chialé durant tout le trajet. Seul le Sergio était assez calme pour prendre le volant… Il réfléchissant à toutes les questions qu'il m'avait posé et à une réponse qui lui donnait un air grave : « Je voulais seulement la revoir ».
Je ne t'ais pas dit que Judith devenait une vraie furie lorsqu'elle perdait les pédales. Ben mon gars, je me suis pris des claques… Aller et retour, un vrai punching-ball. Heureusement pour moi, gonfletteman l'a retenu et calmer. J'aurais vraiment été méconnaissable.
Mes vieux ont été prévenu et on m'a gardé toute la nuit en observation au cas où…
Mais il ne pouvait y avoir de complication, j'étais un Elu. Je pouvais frôlé et voir la Mort… Mon tribu serait de m'en sortir sain et sauf.

* *

Nous nous sommes revu deux fois par la suite. La première à mes 19 ans lors d'un accident de voiture. J'étais avec des amis et nous sortions d'une fête bien arrosée. Lorsque je frôle la Mort, je le fais seul. Ne me crois pas assez fou pour entraîner d'autres personnes avec moi. Je n'étais pas au volant. Un accident tragique qui a coûté la vie de mes trois potes. Je m'en suis sortis avec quelques hématomes. Aujourd'hui encore je me maudis. J'aurais dû mourir avec eux ou être le seul à trépasser.
La seconde fois… à mes 22 ans… Je me suis fais agressé par trois adolescents armés d'un semi automatique. Où vont-ils chercher tout ça ?
Ils en avaient après mon fric. Ils me tenaient en joue. Ca aurait été si simple de tout leur donner, mais non. Il a fallut que je joue les bad boy.
Je ne voyais rien d'autre que l'arme. L'instrument capable de me donner la Mort. Mes yeux ne s'en détournèrent pas un instant, j'étais comme paralyser, hypnotisé. Quand je repris le contrôle de mon corps, j'étais à califourchon sur le gars et lui lattais copieusement la gueule à coups de poing.


De Appossaï

Les portes du destin "Partie 4"

Posté le 27.04.2007 par Appossaï
Tirer ? Il n'en avait pas les couilles… Le con. Abasourdi par ma réaction, les deux autres eurent un moment d'hésitation avant de lui venir en aide. Je lui avais éclaté le nez. Son sang maculait mes poings. Je lui ordonnais de tirer quand des mains s'agrippèrent à mes vêtements. J'allais passé un mauvais quart d'heure, mais c'était le cadet de mes soucis. Ma main gauche plongea dans la chevelure du gars, mes doigts se refermèrent sauvagement sur ses cheveux… Et dans un élan d'euphorie, j'attirais violemment sa tête vers moi en gueulant de toutes mes forces : « Tire !!! »
Il n'avait pas de couilles, je t'ais dis. Nos têtes se percutèrent dans un craquement assourdissant. Jamais de ma vie je n'avais donné un coup de boule avec autant de rage. Je me sentais débordant d'énergie. Mon cœur battait comme jamais auparavant. On aurait dit qu'un tremblement de terre ébranlait tout mon corps.
Le jeune était dans les vaps et ses potes légèrement éloigner de moi. En me relevant je leur fis face. Un mince filet de sang coulait de mon front.
« Imbéciles ! », criais-je en shootant fortement dans les côtes de l'inconscient.
Je n'avais pas le moindre souvenir de la façon dont les deux autres m'avaient frappé, pour nous séparer. Mon corps me faisait atrocement mal. Je voyais bien à leurs yeux qu'ils me prenaient pour un dément… ils n'osaient m'approcher.
Les Statiques me faisaient de la peine. Leur âme n'abritait pas une onde de courage pour se dresser contre leur Destin. J

Sharrilya ? Non, elle n'était pas là. C'était ce qui me rageait le plus. Cette petite rixe ne lui avait même pas servi d'encas. J'aurais pu me casser sans problème…ces péteux s'étaient complètement soumis.
Non mon ami. Je ne pouvais me permettre de laisser passer une telle occasion… de la revoir.
« Alors bande de pédales ! C'est vraiment tout ce dont vous êtes capable ! »
C'est fou ce que ce genre de phrase peut faire mouche chez les hétéros.
Venger leur ami ? Je ne pense pas, ils avaient une haine personnelle envers moi. J'avais touché leur égo. L'un d'eux s'empara d'une barre de métal que je n'avais même pas remarqué. L'autre serra les poings et me chargea. Je parais plus ou moins ses attaques incessantes, mais je ne vis le base-balleur du coin de l'œil que trop tard. Sa fine batte de métal me frappa derrière le genou, m'obligeant ainsi à perdre l'équilibre. Ils ne perdirent pas une seconde pour se ruer sur moi. Des coups de poings, de pieds et de barre martelaient sans ménagement mon corps. Ils jubilaient les enfoirés. Je parvins à en attraper un, à le jeter à terre. C'en était fini de lui, et il le vit bien dans mes yeux. J'étais courbaturé de partout ; ma sueur se mélangeait à mon sang. Le gars hurla à mort, appelant ses potes à la rescousse. Mon poing s'écrasa contre son oreille gauche, mon autre main enserra sa gorge. Je voyais rouge, incapable de contrôler le moindre de mes gestes… j'agissais d'instinct. La barre de métal s'abattait, pleuvait contre mon dos endoloris. Mes deux mains exerçaient maintenant une énorme pression autour du cou du jeune.
« C'est tout ce dont vous êtes capable ! C'est tout ce dont vous êtes capable !!! »Hurlais-je hors de moi.


De Appossaï

Les portes du destin "Partie 5"

Posté le 30.04.2007 par Appossaï
Mes yeux injectés de sang ne la voyaient toujours pas. Puis ce fut le noir durant quelques secondes. La barre m'avait frappé à la tête à deux reprises. Je tombai à la renverse à moitié inconscient. La puissance des coups ballottait mon corps de gauche à droite, mais bizarrement je n'en ressentais presque pas la douleur.
J'ais vu du monde passé oui, mais tu sais comment sont les gens. On a rien vu et rien entendu.
J'y ais aussi cru un instant quand je vis le gars que j'avais lynché s'approcher de moi. Il me souriait… dents blanches maculées de sang. J'avais l'impression que la scène se déroulait au ralenti. Il commença par me shooter les couilles… douleur fulgurante, puis ensuite le ventre, les côtes, les bras, les jambes…
Ils s'y mirent à trois. Plus on est nombreux et mieux c'est. Ma conscience vacillait. Me frapper leur faisait le même effet que la drogue. Rien ne pouvait plus arrêter leur lancée. Ouvrant une dernière fois les yeux, je les vis autour de moi en pleine action. Aucune information de douleur ne parvenait à mon cerveau.

Au dessus d'eux, elle était enfin là… Flottant et baignant dans une énergie étincelante et chatoyante dont elle semblait s'imprégner.
Depuis ma tentative à la piscine, il m'était désormais possible de distinguer cette énergie que mon corps expulsait spécialement pour nourrir mon Symbiote. Un sourire angélique illumina son visage. Cette énergie n'avait jamais été aussi intense et elle aussi belle. Je luis souris à mon tour. En me voyant, les trois gus cessèrent brusquement de me frapper, regardant au dessus d'eux sans être capable de voir la beauté physique et spirituelle émanant de Sharrilya. Mes yeux se refermèrent sur eux. Ce fut la dernière fois que je les vis.

Mon réveil se passa sur un lit d'hôpital. L'infirmière m'appris qu'une vielle femme m'avait retrouvé dans une ruelle. On m'avait laissé pour mort. Le gagnant dans l'affaire, ç'était moi. Je me rapprochais d'avantage de ma plénitude.
A la surprise des médecins, mon rétablissement dépassa de loin leur espérance. De cette rixe, il ne restait que des bleus ou des points de sutures.


De Appossaï.

Les portes du destin "Partie 6 FIN"

Posté le 03.05.2007 par Appossaï
* *

_ Cesse donc de rêver, connard ! Bouges donc de là !
Cette phrase résonna si fort dans mon esprit que je ne pus faire autrement qu’ouvrir les yeux. Mes paupières semblaient lesté de plombs. Mon corps qui jusqu'à présent paraissait insensible, donnait l'impression de vouloir s'exprimer. Des gouttes de sueurs perlaient sur mon front.
Une chaleur d'abord diffuse s'empara lentement de mon être, devenant de plus en plus intense. Ma chair bouillonnait de l'intérieur. Ouvrant lentement les yeux, je découvris en face de moi une paroi rocheuse aux teintes rouges orangée contre laquelle une rafale de vent me plaqua. Mes doigts profondément ancrés dans des interstices semblaient ankylosés. Essoufflé, je parvenais difficilement à retrouver mon souffle.
Dans quel merdier m'étais-je encore fourré ? En jetant un coup d'œil en dessous de moi, la mémoire me revint d'un coup à la découverte du vide. La terre ferme ne pointait pas le bout de son nez avant plusieurs centaines de mètres.

Deux années s'étaient écoulées depuis le moment où les jeunes m'avaient laissé pour mort. Une fois rétabli, je m'étais découvert, grâce à un pote, une nouvelle passion : L'escalade. Un sport que j'affectionne énormément et j'en compris rapidement la raison. Aujourd'hui, j'escaladais sans la moindre protection. Pas de cordage, pas la moindre sécurité. Absolument rien, juste la force de mes bras et de mes jambes qui je l'avoue me paraissait totalement anéantie.
J'étais incapable de bouger d'avantage, il le fallait pourtant ! Elu ou pas, je ne pourrais jamais survivre à une telle chute. La Mort, que je sentais en ce moment même, planait autour de moi.
Ma vie avait défilé devant mes yeux, ou plutôt les meilleurs moments sans que je puisse faire la distinction entre les souvenirs et la réalité.
Mes forces m'abandonnaient. Le sommet… Je devais absolument escalader la distance qu'il me restait… Quelle qu'elle soit !

Levant la tête, qu'elle ne fut pas ma surprise de le découvrir à un bon mètre de moi, mais ce qui me réconforta réellement fut la présence de Sharrilya. Ce n'est qu'à ce moment que je pris conscience de cette précieuse énergie filtrant de mon corps. Elle se propageait avec une telle force qu'il était impossible à mon entité d'en absorber la totalité.
S'accroupissant, Sharrilya me tendit la main.
_ Ce serait vraiment malheureux de perdre autant d'années pour une si courte distance.

Non… je ne mourrais pas aujourd'hui et jamais d'ailleurs. Les Portes du destin m'étaient désormais ouvertes.
_ Malheureux, pfff… Le mot est faible, soufflais-je en fournissant un ultime effort sur mes jambes.
Mon bras s'allongea. Elle m'attrapa au poignet et je refermai ma prise sur le sien. Je me sentis extrêmement léger quand elle m'attira à elle. Mes pieds touchaient enfin la terre ferme.
_ Ton ancienne vie fait désormais partie du passé. A toi d'écrire la nouvelle qui se présente à toi.

Ensemble, nous contemplâmes mon corps sans vie et désarticulé qui effectuait une chute libre de quelques secondes avant de s'engouffrer derrière le feuillage vert et sombre des arbres.
_ Aujourd'hui, nous avons tous deux gravis un échelon… Mais si tu vises les étoiles, il te faudra te nourrir… Acquérir leur puissance en choisissant à ton tour un homme ou une femme que tu élèveras jusqu'à la connaissance. Mais cela dépend de ton choix.
_ Un nouveau défi, fis-je en la contemplant de mon nouveau regard.
Un regard capable d'observer les étoiles telles qu'elles étaient en réalité.
_ Quand est-ce que je commence ? Souriais-je en voyant se matérialiser un portail scintillant de mille feux, juste derrière Sharrilya.


De Appossaï.
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