Appossai s Adventures
Posté le 24.04.2007 par Appossaï

Concernant mon histoire sur "Les aventures de Appossaï, il s'agit en fait d'un pur délire entre mon little brother et moi. Il vit en France métropolitaine et moi en Martinique. J'ais toujours tendance à "déconner" lorsque je lui envoie des lettres. Ces courriers se composent en réalité de trois grandes parties. Il en a reçu deux pour l'instant. Je m'attaque à la troisième pour qu'il cesse enfin de me maudire. (Patience little boy, ça arrive)
Le personnage d'Appossaï est inspiré du petit vieux, court sur patte, dans Ranma 1/2 (C'est un manga et un anime, pour ceux qui ne connaissent pas). Le petit vieux pervers et voleur de culottes... C'est lui (En beaucoup plus jeune et plus haut de taille). Je lui ai piqué son nom d’ailleurs… mais chut, ça reste entre nous...
Résumé:
À force de leur rendre des visites nocturnes, la patience de ces charmantes demoiselles s'effritait peu à peu. Mais de là à se rebeller...
Pour l'image c'était plus fort que moi. Ma Nouvelle se passant en Asie, il fallait bien que je crée une certaine atmosphère ^_^!
Bonne lecture Mesdemoiselles.
Notes: Il paraîtrait que j'aurais omis de m'adresser à ces messieurs... sans blague.
Par contre il faudra que l'on m'explique un truc... pour qu'elles raisons les Aventures d'Appossaï savère plus apprécié par la gente féminine et boudé par les hommes ? Si quelqu'un à la réponse, qu'il n'hésite pas en m'en faire part.
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Posté le 24.04.2007 par Appossaï
Je compatis à ta douleur en apprenant que tu t'es fait lâchement lynché par une horde de femmes, et à ton bonheur en m'apercevant que des infirmières t'ont chouchouté durant ta convalescence (Chanceux va). Je t'avais pourtant prévenu, les techniques secrètes d'Appossaï ne sont pas facile à assimiler, mais j'ais cependant l'honneur de voir que tu passes par les même difficultés que moi, dans ma jeunesse.
Parfait, tu suis vraiment les traces de ton mentor. Ce n'est pas facile tous les jours, je te l'accorde, mais les moments de bonheur sont si nombreux que je ne m'arrêterais pour rien au monde sous peine de mourir d'ennui.
En parlant de mort. Sache que ton Maître a failli trépasser dernièrement, mais avant de t'en dire plus, je voudrais revenir sur l'évènement qui t'est arrivé à l'aéroport. Peut-être s'agit-il d'une coïncidence, mais je n'y crois pas trop. Le hasard n'existe pas à mes yeux. Je m'explique :
Les grandes vacances sont une période de l'année où les femmes peuvent déambuler dans les rues sans me craindre. Pour sûr ! Pourquoi devrais-je m'embêter à voler des sous-vêtements alors que ces magnifiques demoiselles s'exhibent sur la plage en bikini sexy ou s'affiche avec des maillots string. Un vrai régal pour les yeux qui ne peut que renforcer la puissance de mes techniques d'attaque et de défense.
Ces Japonaises (Eh oui je suis encore en Asie) sont vraiment trop mignonnes. Inutile de faire appel à la technique du vent. Mais voilà, les vacances sont terminées et je me vois obligé de faire appel à mes bonnes vielles techniques pour soulever de nouveau les jupes des universitaires. Ce n'est pas moi qui vais s'en plaindre.
Le hic vois-tu. Eh oui, il y en a un. C'est que ces demoiselles ont dû suivre un entraînement intensif pendant que j'observais ce ballet de top models qui déambulaient devant mes yeux.
Pourquoi un entraînement intensif, vas-tu me dire. Tout simplement parce que ma récolte de sous-vêtements n'a jamais été aussi maigre. Ces jeunes femmes me donnaient l'impression de savoir à quel moment j'allais débarquer chez elles. Je débarquais en douce en faisant par la fenêtre ou par le balcon. Direction la chambre ou je les surprenais en plein sommeil.
Ma main s'approche de la commode afin de s'emparer de mon futur trésor collection et hop ! La cata !
Mademoiselle ouvre brusquement les yeux et me vois prendre possession de ses petites culottes. Pris en flagrant délit (Trop cool !). Elle va pousser son cri (Au voleur!!) qui fait tant ma réputation… Rectification, ça c'était avant. Elle crie directement : « Appossaï!!!! » et les forces de l’ordre rapplique.
Eh bien non. Ce jour là, elle ne décide pas de réveiller tout le quartier. Elle se lève calmement (Une magnifique plastique vêtu d'un T-shirt court s'arrêtant à son nombril et d'une culotte brésilienne) et se met en position de combat (Véridique ti mal). Je l'observe un instant, croyant difficilement à ses intentions. Et que se passe-t-il ensuite d'après toi ?
Bingo ! Elle me fonce dessus (T'es médium toi ?) et exerce sur moi toutes ses techniques d'arts martiaux qu'elle semble connaître depuis son plus jeune âge. Crois-moi que j'ais vraiment été surpris, mais je n'ais pas eu de mal à m échapper avec tous mes trophées.
De Appossaï
Posté le 24.04.2007 par Appossaï
Ca m'a paru bizarre sur le coup, mais j'ais vite cessé de me tracasser en remettant ça le lendemain question de revisiter mon lieu favoris : Une pension de jeunes femmes. Je les ais cambriolé tellement de fois qu'elles ne sont plus surprise de me voir. Elles planquent leurs sous-vêtements dans des endroits pas possibles, mais on ne trompe pas Appossaï ! J'ais beaucoup trop de flaire mes petites chéries.
Ce jour là, j'ais dû crocheter le serrure d'une porte. Elles s'assurent que toutes les issues soient bien verrouillées… Les naïves. J'entre et je fais les pièces une à une. Je suis vraiment trop fort, ma collection augmente grave. Plus qu'une chambre. Je pose ma main sur la poignée de la porte, prêt à ouvrir… Mais un étrange pressentiment m'assaille. Mon instinct de survie a sonné l'alarme. Je me retourne, prêt à exécuter « La désintégration solaire ».
Cette technique réduit en lambeaux tous les vêtements de ces beautés fatales. Résultat, je peux fuir tranquillement pendant qu'elles se cachent… Camouflant ainsi leur nudité de mon regard.
Personne. Le danger semble provenir de la chambre. Les flics… des yakusa ? Non, mon flaire ne me trompe pas… Il s'agit bien d'une femme. J'hésite un instant à ouvrir, jusqu'à ce que j'entende une douce voix dire : « Entre donc Appossaï ».
Mon sixième sens fait un raffut de tous les diables, mais ma curiosité l'emporte. J'entre dans une chambre éclairée par quelques bougies. Une belle femme… Que dis-je, une Déesse est assise sur le lit. Elle porte un justaucorps bleu marine qui lui moule parfaitement le corps. Sur le sein gauche est brodé en fil blanc une fleur de lotus. Elle m'observe un court instant avant de se lever.
_Mes sous-vêtements sont dans ce tiroir. Je te défis de me les dérober !
A la vitesse de l'éclair, elle me fonce dessus et pulvérise la porte que j'avais refermée derrière moi, d'un puissant coup de poing. La surprise se lit sur son visage. Elle se retourne et me découvre devant sa commode, ses culottes dans ma main droite. Ma rapidité surprend toujours, mais il s'agit en fait de la « technique du colibri » ; Déplacement rapide et fulgurant. Ah ah ah ! Je m'étonne moi-même.
_ Ta réputation est vraiment de premier ordre Appossaï Senseï, mais elle prend fin aujourd'hui même.
_ Je n'ais pas l'honneur de te connaître beauté fatale.
Elle me sourit en répondant : « Mitsumi, disciple de Oolong Maître de l'école du lotus blanc ».
Oolong, ce nom me disait quelque chose. Il me semble l'avoir déjà entendu, mais où ?
_ Enchanté Mitsumi, dis-je en m'inclinant. Envoie le bonjour de ma part à ton Maître.
En une fraction de seconde, je me retrouve dans le vide avec des bris de verre autour de moi.
« Technique du rat musqué » : prendre la fuite par l'issue la plus courte… En l'occurrence, il s'agissait ici de la fenêtre de la chambre. J'atterris trois mètres plus bas en plein milieu d'une cour.
Ah ah ah, y'en a pas deux comme moi... J'ais un disciple c'est vrai, rectification. Ah ah ah ! Je suis vraiment trop fort.
Le tonnerre retentit, un flash, une goutte d'eau qui s'écrase sur mon visage. Mitsumi m'observe du haut de sa chambre, elle sourit la coquine, exécute un salto dans le vide et atterrit accroupi à cinq mètres de moi. Le tonnerre retentit de nouveau. D'épais nuages noirs couvrent le ciel étoilé. Les gouttes d'eau se font plus nombreuses. Ca y est, il pleut averse.
De Appossaï
Posté le 27.04.2007 par Appossaï
_ Je ne suis pas la seule à vouloir mettre un terme à tes agissements Appossaï Senseï.
Un coup d'œil circulaire et je découvre autour de moi une vingtaine de femme vêtu de la même manière que mon adversaire. Il s'agit pourtant des pensionnaires… Je les reconnais sans la moindre difficulté. Les malignes, je prends deux bons mois de vacances sur les plus belles plages du pays et elles… Elles s'inscrivent à l'école du Lotus blanc pour y apprendre des techniques de combats.
_ Notre vengeance sera terrible Appossaï, dit l'une d'elle.
_ Ok mesdemoiselles, je reconnais que je me suis mal conduit envers vous. Par conséquent, je m'engage à ne partir qu'avec la moitié de mon butin.
_ Il se moque de nous ! Crient certaines d'entre elles.
Je suis aux anges. L'averse mouille ces beaux petits corps. Les justaucorps trempés dissimulent difficilement leur petite culotte.
_ Tu vas le regretter !
Elles me foncent dessus comme des furies (Je leur fais à toutes cet effet là). D'un bond je les esquive et un second m'emmène pile sur le mur de la cour. De l'autre côté, la rue. Un pas de plus et adieu mes jolies, mais ce n'était compté sans cette Mitsumi. Au moment où je m'apprêtais à mettre les voiles, un mini grappin fixé à une corde s'agrippa à mon butin pour me l'arracher des mains.
_ Appossaï craindrait-il de jeunes filles innocentes ?
Elle avait jeté mon butin à terre, dans une flaque d'eau et posé un pied dessus comme s'il lui appartenait. Il pleuvait des cordes et le ciel était constamment zébré d'éclairs.
_ Je vais vous apprendre à me manquer de respect, dis-je en descendant du mur pour m'approcher d'elles.
Etrangement, elles souriaient toutes et je ne compris mon erreur que plus tard. (Eh oui, je ne suis pas infaillible). Elles s'approchaient lentement de moi, m'entourant progressivement afin dans l'unique de me retirer toute retraite. Je compris que c'était du sérieux quand elles adoptèrent une position de combat pour m'attaquer directement. Elles utilisaient un kung-fu excellent, rapide, mais cela manquait de puissance. J'esquivais et parais les coups. Elles m'attaquaient de tous côtés, sans relâche, avec la hargne du désespoir… L'espoir de me terrasser. Je les neutralisais une par une, les déséquilibrant, les faisant tombé dans les flaques d'eau en évitant de les blesser, les étourdissais, les fatiguais jusqu'à ce qu'elles soient toutes essoufflées.
_ Mon butin, dis-je à Mitsumi en lui tendant la main.
Elle regardait avec émotion ses camarades impuissantes gisant allongées sur le sol, à quatre pattes ou encore assise essayant de reprendre leur souffle
_ Debout murmura-t-elle. C'est à peine si je l'entendis.
Péniblement, chacune de ces jeunes femmes se releva. Elles tenaient à peine sur leurs jambes.
_ Concentrez-vous.
Elles faisaient le vide dans leur esprit, je le ressentais. Mitsumi les guidaient spirituellement pour ne faire qu'un avec… C'est à cet instant que je compris mon erreur.
C'est alors que je vis de mes propres yeux que les gouttes d'eau de la pluie ne parvenaient plus à toucher leurs corps, comme-ci un champ de force les protégeait.
_ Les filles, ne faites pas ça.
_ Silence ! Hurla Mitsumi en donnant un coup de poing dans le vide.
Un coup d'une rapidité et d'une puissance inouïe. Le mur situé à une dizaine de mètres derrière moi explosa en mille morceaux.
De Appossaï
Posté le 08.05.2007 par Appossaï

Tu penses peut-être à de la force centrifuge. Ca aurait pu être ça, mais mon œil expert me prouva aussitôt le contraire. Son attaque avait réuni une quantité impressionnante de molécules d'eau pressurisées en une petite sphère qu'elle m'envoya à la vitesse de l'éclair. Tel a été mon erreur… D'avoir oublié que OOlong n'était autre que le Maître des eaux. Et la malchance était avec moi ce fameux soir car il pleuvait averse. La météo n'avait pas prévu de mauvais temps. Je parie dix culottes, une guêpière et quatre sous-tif que OOlong en personne y est pour quelque chose. (Un petit service rendu à son disciple).
_ Ton règne s'achève aujourd'hui Appossaï ! Que la pluie de feu te terrasse !
En un battement de cil, mon corps fut projeté violemment contre un mur que je percutai sans le moindre ménagement. Sous la puissance de l'impact, celui-ci m'écroula dessus, m'ensevelissant totalement sous un amas de pierre.
Des applaudissements retentirent. Ces demoiselles jubilaient, heureuses comme de petites folles… Mais oubliaient elles qu'elles affrontaient le maître Appossaï en personne !
Une puissante explosion propulsa les pierres, me recouvrant, dans les quatre coins de la cour. Mes vêtements étaient brûlés à certains endroits, mais je n'avais aucune égratignure. Ma « Technique carapace de tortue » m'avait une fois de plus protégée.
La consternation se lisait sur le visage angélique de ces charmantes demoiselles. Elles n'en croyaient pas leurs yeux.
Je m'avançai calmement vers Mitsumi pour m'arrêter à quelques centimètres d'elle. Nous étions pratiquement visage contre visage, joue contre joue.
_ Tu es épatante Mitsumi. Tu maîtrises ton art avec une telle facilité et fluidité que tu ne sembles faire qu'un avec lui. OOlong peut-être fière de t'avoir comme disciple, lui murmurais-je à l'oreille.
Je m'abaissai, pris mon sac contenant mon trésor et dis d'un air sérieux : « J'aurais plaisir à t'affronter une nouvelle fois, mais amicalement… Il en va de soi ».
Ah ah ah ! Quel charmeur je fais. Je t'assure qu'elle ne va pas m'oublier de ci tôt.
_ Pardonnez moi pour le dérangement mesdemoiselles. En dédommagement, je m'engage à toutes vous inviter un soir à dîner. Parole d'Appossaï.
Y'a pas à dire, je suis un vrai tombeur. Elles me jugent autrement maintenant, je le sens. Il ne me reste plus qu'à partir en leur faisant un dernier signe de la main.
_ Appossaï ! Hurla une voix de femme.
Le voilà mon mauvais pressentiment. Le tonnerre retentit et l'averse doubla de puissance. En me retournant, je vis une silhouette sur le toit de la pension. Une belle asiatique d'une trentaine d'année aux cheveux lisses d'un noir soyeux. Il s'agissait d'Oolong en personne. Se jetant dans le vide, elle atterrit en face de moi. Cinq bons mètres nous séparaient. Les pensionnaires et Mitsumi s'écartèrent.
De Appossaï.
Posté le 09.05.2007 par Appossaï
En temps normal, je l'aurais battu avec un peu de facilité, mais ce soir nous avions un temps déplorable qui renversait la situation. En l'observant dans les yeux, je compris aussitôt qu'elle ne me ferait pas de cadeau. Et en découvrant son beau visage, je me rendis compte que je la connaissais déjà.
_ Parfait, je vois à l'expression de tes yeux que tu te rappelles de moi.
Et comment que je me souviens d'elle. Je l'ais rencontrer lors d'une de mes visites nocturne dans une auberge de vacance. Elle m'avait surpris en flagrant délit et s'avérait de plus être une combattante hors pair. J'ais du faire appel à ma technique « Désintégration solaire » pour me sortir de là. Apparemment elle n'a pas supporté le fait de se retrouver nu devant un inconnu. Si au moins elle m'avait dit qu'elle était Oolong Maître des eaux, on n'en serait pas là aujourd'hui.
_ Pourquoi ne pas m'avoir dit qui tu étais, cela aurait évité ce fâcheux incident.
_ Un incident ! Appossaï Maître de la perversité. Au nom des femmes que tu as humilié, je te laisse découvrir sous peu le sort que je te réserve.
Une aura bleutée étincelante se matérialisa autour d'elle et un étrange phénomène se produisit. Les gouttes d'eau se figèrent dans l'air comme ci le temps s'était figé. Elles se mirent à tournoyer au dessus de la pension formant une trombe d'eau qui prit rapidement l'apparence d'un magnifique Dragon. Sa taille atteignait celle d'un petit immeuble de trois étages. Il ouvrit grand sa gueule et poussa un cri assourdissant à vous glacer le sang. Le temps reprit son court, l'averse me martelait le corps. Le dragon était toujours présent, m'observant de son regard luisant menaçant.
_ Adieu Appossaï. Sache, que ce que je te réserve est pire que la mort.
Le dragon prit son envol. Pas question de lui laisser l'avantage, une seule attaque pourrait venir à bout de lui, mais serait'elle efficace avec ce temps.
Avant même qu'il ait pu piquer vers moi, j'exécutais mon saut de l'ange. Un bond d'une trentaine de mètres qui me propulsa bien au dessus de la créature. Je disposais d'un angle d'attaque tel qu'il m'était impossible de le rater. Le dragon me vit et fonça sur moi. Une aura jaune m'enveloppa. Mes deux mains réunies donnèrent naissance à une sphère lumineuse, ma « Nova destructrice ». Je l'envoyai de toutes mes forces vers cette créature fantastique. Elle fusa, augmentant sans cesse de volume et de température.
L'averse s'évaporait avant même de la toucher. Ma Nova et le Dragon se percutèrent de plein fouet. La déflagration, violente, donna naissance à un nuage de vapeur… m'obligeant ainsi à plisser des yeux afin de suivre les mouvements de mon adversaire.
Quelle ne fut pas ma surprise de voir le Dragon parcourir les derniers mètres qui nous séparaient, la gueule grande ouverte. Ensuite ce fut le black out total, le noir complet. Ma dernière pensée avant de m'évanouir fut : « Elles ont fini par avoir ma peau, les coquines. »
De Appossaï.
Posté le 10.05.2007 par Appossaï

Où suis-je ? Au paradis ? En enfer ? A moins que ce ne soit au Purgatoire dans l'attente de mon jugement.
Il fait sombre, très noir même. Je n'y vois absolument rien. Il fait chaud, une chaleur étouffante. J'ais la bouche pâteuse… soif. Je dois être en enfer finalement. Je sens que le propriétaire des lieux ne va pas me garder bien longtemps. J'ouvre lentement les yeux, difficilement à vrai dire. J'ais l'impression qu'on y a accroché des poids. La première chose que je vois est une lumière qui me force à plisser les paupières. Ne soyons pas pressé, laissons à mes yeux le temps de s'accommoder à cette clarté. Il me faut facilement deux bonnes minutes pour distinguer une forme à moins d'un mètre de moi. Je sursautai en pensant voir une monstrueuse créature, mais il s'agissait en fait d'un simple lézard m'observant bizarrement de ses yeux globuleux.
Je suis carrément allongé à terre. Je bouge ma tête, ce qui fait fuir mon compagnon craintif. Je porte une main sur ma joue gauche.
Des grains de sables ? J'ais du m'assoupir quelques heures, le temps nécessaire à ces coquines pour me transporter de leur pension à la plage la plus proche.
D'habitude je vole une ou deux culottes par victimes, pas plus. Mais là, je sens que je vais faire une exception spécialement pour ma pension préférée. Elles vont devoir renouveler leur garde-robe de sous-vet. Quant à cette Oolong qui a eu le toupet de me surnommer « Maître de la perversité », elle sera ma première victime à subir des vols répétitifs. Trois passages par jour, rien que ça. Elle va m'implorer, les larmes aux yeux, de lui pardonner cette familiarité. Ah ah ah, je suis machiavélique.
Y'a quelque chose qui cloche. Je n'ais pas entendu une seule fois le remous des vagues. Je me lève et jette un coup d'œil circulaire pour découvrir…
Non, ce n'est pas possible… je rêve… NOOOOOOOON !!!!!
Gros plan de la caméra sur ma tronche pendant que je hurle et recule progressif jusqu'à ne voir qu'un point minuscule de moi… ce qui permet une parfaite vision panoramique. (J'ais raté ma vocation, j'aurais du faire cinéaste)
Un désert !! Cette diablesse de Oolong m'a éjecté dans un DESERT !!!!
Mon cœur bat la chamade. Pas de panique, pas de PANIQUE !! Reprenons notre souffle et analysons la situation. Il n'existe pas de situation insurmontable pour Appossaï. Il y a toujours un échappatoire… il suffit simplement de le trouver.
Une chose est sûre, il fait extrêmement chaud. Le soleil n'est même pas encore à son zénith, ça promet. Il doit faire au moins 40°C…
C'est quoi ces gens de la météo qui parle de tant de degrés à l'ombre. 100 strings à celui qui me trouve un coin d'ombre ici ! Du sable, il n'y a que ça, de la végétation… autant essayer de trouver un cheveu sur le crâne d'un chauve.
Pour avancer il me faut trouver un repère. (Claquement de doigts) La voilà la solution : Un repère. Et j'ais la technique appropriée pour ça : « Le saut de l'ange » puissance maximale. Obligé vu l'étendu du désert. Ah ah ah ! Attention à vos culottes mesdemoiselles, Appossaï est de retour ! Et hop, en quelques secondes je me retrouve dans les cieux. Ca me fait un bien monstre cet air qui fuse sur ma peau… ah, un peu de fraîcheur dans ce désert torride. Gravité oblige, mon saut atteint sa limite d'extension… 300 mètres. Je commence à redescendre, mais je dispose suffisamment de temps pour découvrir un repère, n'importe lequel… une oasis, une montagne, un cours d'eau asséché. Au lieu de tout cela, je n'en crois pas mes yeux. J'entrevois carrément une bâtisse, on dirait une forteresse. De nombreux kilomètres nous séparent. J'ais pu la voir clairement grâce à mon œil de lynx, mais j'estime tout de même la distance à une bonne centaine de kilomètres, si ce n'est plus.
Mon atterrissage provoque un cratère dans le sable. Je me redresse et commence ma longue marche. Chaque heure, j'effectue de nouveau un saut afin de corriger ma direction en cas de déviation. Je marche à travers les dunes sous un soleil de plomb. J'ais modifié ma respiration de manière à économiser mon énergie. J'en aurais besoin pour chaque nuit afin de diffuser une certaine chaleur à l'intérieur de mon corps. On dit que les nuits dans le désert sont glaciales, ce n'est pas moi qui démentirais.
De Appossaï.
Posté le 15.05.2007 par Appossaï
Le matin à l'aube, je rassemble une partie de mes forces et c'est parti pour un footing d'une demi heure. Une demi heure à courir à une vitesse surprenante, ce qui me permet de réduire considérablement la distance de ma destination. Je me nourrissais essentiellement de gros lézard et de serpents. Je les cuisais rassure-toi… je dispose encore assez d'énergie. Les jours passaient et mon poids diminuait à coup d'œil. Je n'ais pas trouver une goutte d'eau depuis mon arrivée, j'ais même eut la malchance de subir une tempête de sable. J'y ais survécu et y ais appris une nouvelle technique de combat.
Eh oui, même dans une situation désespérée, ton Maître continue d'approfondir son art. Finalement, si je survis, je pense que je vais obliger cette Oolong à faire trompette avec moi dans un yakuzi. Mais bon, je pense que cela se réalisera uniquement qu'au paradis. Ma vitesse de déplacement a grandement diminuée. Je n'arrive plus à contrôler ma respiration, mes lèvres sont brûlées, gercées à cause de la chaleur.
J'ais toujours pensé que je mourrais lors d'un affrontement divin ou une culotte à la main, mais de la sorte c'est vraiment déshonorant.
Une semaine que je marche (balèze le mec), mais j'ais mes limites malheureusement. Cela fait deux jours que je marche en automatique… le dernier moyen que j'ais trouvé pour minimiser mes forces. Je reprends les commandes et je m'arrête. Je reste à l'affût pendant cinq bonnes minutes en plein soleil. J'ais tellement bronzé que mes dents flashent quand je souris.
Bien qu'au bord de l'épuisement, mes sens n'en restent pas moins aigus. Je ne suis pas seul. Quelqu'un m'observe et me suis. Depuis quand, je ne saurais le dire. En marchant en automatique, je perds pratiquement conscience de ce qui m'entoure. Le but que je me suis fixé reste la principale directive. En l'occurrence : Arriver jusqu'à la forteresse.
Un déplacement d'air. Je pivote sur ma gauche et saisit en plein vol un objet. Un dard de sarbacane, certainement empoisonné. Je fais face à sa provenance et observe attentivement. C'est à cet instant que je réalise de l'endroit où je suis… une oasis. Une immense oasis garnie de multiples arbustes, buissons, arbres, cocotiers. Une personne n'aurait aucun mal à se cacher dans pareil lieu.
Des pépiements d'oiseaux parviennent à mes oreilles. Sauvé ! S'il y a des oiseaux dans le secteur, il y a forcément de l'eau.
Deux, trois, quatre, cinq nouveaux déplacements d'air. Un simple salto arrière me permet d'éviter ces dards, se plantant côte à côte dans un arbre. Chacun aurait fait mouche, j'ais affaire à des tireurs d'élite. Je retombe sur mes pieds, mais manque de perdre l'équilibre. La fatigue, la soif et la faim jouent contre moi. Ces personnes doivent considérer cette oasis comme la leur. Mon intrusion semble vraiment mal vu.
_ Ecoutez ! Pardonnez-moi si je suis sur vos terres, mais je ne demande qu'à étancher ma soif. Après, je partirais aussi vite que je suis arrivé.
Cinq personnes sortent des fourrés. Nom d'une pipe ! Il s'agissait de femmes… de femmes bon sang !! Finalement, ce désert m'avait vraiment amoché. Je me retrouvais incapable de ressentir leurs présences. J'étais tombé bien bas.
Posté le 20.05.2007 par Appossaï

Seul un pagne faisant office de jupe courte et un morceau d'étoffe usé dissimulant difficilement leur poitrine, cachait partiellement leur nudité.
_ Merci mon Dieu ! Tu ne m'as pas abandonné.
Elles étaient toutes les cinq élancées et mince. 1,75m en moyenne. Leur peau d'un noir ébène semblait sans défaut. La splendeur de l'oasis palissait devant la beauté de ces femmes. A mon grand soulagement, elles rangèrent leurs sarbacanes dans un étui plaqué contre leur dos… pour s'armer d'un sabre qu'elle portait à la taille. Je ne leur donnais pas plus de 25 ans.
_ Mesdemoiselles, je crois qu'il y a un malentendu.
L'une d'elle fit tournoyer son sabre avec l'adresse d'un maître d'armes et me chargea. Ses camarades la suivirent en poussant des cris aigues. (Caramba ! Ne me dit pas que toutes les femmes de la planète nous en veulent).
Instinctivement je me baisse et exécute une roulade afin d'éviter cette première attaque. J'entends l'air siffler au passage du sabre. Sûr qu'elles passent la moitié de la journée à l'affûter. La seconde arrive avec l'intention de me trancher en deux. Je m'agenouille, bloque son arme entre mes deux mains. Je lis la surprise sur son visage. J'esquisse un sourire, bascule sur le dos et l'envoie valdinguer dans le décor.
La troisième fonce à la vitesse de l'éclair. La lame de son arme se présente à l'horizontale. Elle ne rigole pas la petite. Elle veut me faire sauter la tête comme un bouchon de champagne. J'exécute la technique du Colibri en m'aplatissant le plus possible au sol. Quelques cheveux sautent, mais le coup est esquivé. Il me faut redoubler de vigilance, je n'ais plus la force de renouveler cette technique. Elle essaye de rattraper le tir en voulant me planter au sol comme une vulgaire punaise. Ma main droite dévie la lame qui se plante à trois centimètres de mon cou. Une clef de self-défense au poignet et je la désarme. Une talonnade, et elle perd l'équilibre, tombant sur le dos à mes côtés. Sans perdre de temps, je la chevauche, lui maintiens les poignets et l'embrasse tendrement sur la joue gauche.
Je lis l'incompréhension dans son regard (J'adore ça). Elle ne résiste plus la coquine, dommage… pas assez de temps devant moi. Je sens un déplacement derrière moi. Je m'empare de l'arme de mon adversaire pour faire face à la quatrième guerrière. Je pare de justesse ses nombreux coups de sabre qui me font reculer jusqu'à un arbre. Nos armes s'entrechoquent, créant ainsi quelques étincelles. Mademoiselle pousse un cri et exécute un coup fatal dans l'unique but de m'embrocher contre l'arbre. Glissement et pivotement sur moi-même, j'évite le coup mais mon t-shirt déjà en lambeaux à moins de chance. L'indigène essaie de retirer son arme, mais je ne lui en laisse guère le temps. D'un coup de pied, je lui brise la lame. La puissance du coup la fait pivoter, je me colle à elle et place la lame de mon arme sous sa gorge. Je respire une grande bouffée d'air en fermant les yeux et souffle lentement en les rouvrant. Les quatre sont là, en face de moi, immobiles. Elles hésitent à agir par rapport à leur camarade. Parfait, ça me laisse le temps de récupérer un peu. D'ordinaire, ce petit intermède aurait été un jeu d'enfant pour moi, mais aujourd'hui je suis au plus bas de ma forme. J'ais beau essayé de reprendre mon souffle, ma respiration restait tout de même saccadée.
De Appossaï
Posté le 26.05.2007 par Appossaï
Elles se regardent entre elles. Elles ne vont pas hésiter longtemps. Pas question qu'une goutte de sang coule. J'embrasse ma prisonnière dans le cou. De sa peau parfumée émane un subtil parfum de monoï. Je la repousse avec suffisamment de force dans les bras de ses amies, afin de gagner du temps. D'un bond, je me retrouve trois mètres plus haut sur une solide branche et saute d'arbre en arbre, question de mettre le plus de distance possible entre elles et moi. Cinq bonnes minutes à cavaler comme un dingue. La végétation s'arrête devant une étendue d'eau, un lac où s'y abreuvent des oiseaux et toutes sortes d'animaux. Enfin de l'eau.
Le mollet gauche me démange, j'y passe la main et y retire deux dards. « Madre de dios ! Elles m'ont eu. »
Je descends de ma branche et m'avance vers l'eau. J'entends des bruissements de feuilles juste derrière moi, elles m'ont rattrapées. Je leur fais face. Décidément, ces amazones sont vraiment magnifiques. Elles réveilleraient un mort, parole d'Appossaï. J'envoie à leurs pieds les deux dards qu'elles m'ont plantés dans le mollet. Elles sont surprises de me voir encore debout.
_ Ok les filles. Je bois un peu d'eau et si vous voulez toujours me couper en petites rondelles après, pas de problème.
Elles inclinent la tête et me sourient, dents parfaitement blanches. Parfait, elles ont décidés de faire une pause. Je me retourne et m'avance vers cet élément vital. Bizarrement, mes mouvements se font lents et saccadés. J'ais l'étrange sensation d'augmenter progressivement de poids. Les vicieuses, je les entends ricanés dans mon dos. Trois mètres, trois fichus mètres me séparent de cette au limpide. J'ais l'impression de marcher comme un robot et le pire, c'est de constater que je n'avançais pratiquement pas.
Je m'écroule sèchement sur le sable. Je n'ais même pas le réflexe de placer mes bras de manière à amortir ma chute. Deuxième affrontement, deuxième défaite. Faut pas que ça devienne une habitude. Je perçois encore leurs mouvements, elles s'approchent de moi. L'une d'elle s'accroupit devant moi. Sa position impudique me permet de découvrir une magnifique culotte blanche. Je sens mes forces augmenter. Je tends mon bras vers le lac, je sens le sable humide. Mon bras n'est pas assez long, il manque quelques centimètres à mes doigts.
Quelle déchéance. Les dieux sont vraiment contre moi. Je jette un dernier regard à ce trésor, j'essaie de m'y accrocher comme à une bouée de sauvetage. Ce morceau de tissus peut restituer mes forces, mais le poison ou la drogue des dards agissait plus vite. Mon regard se voile et la nuit m'enveloppe de son grand manteau noir.
De nombreux jours sont passés. J'en ais aucun souvenir, juste quelques flash tel un kaléidoscope. Je sais juste que la plupart du temps, je suis alité. On me nourrit et l'on m'aide à boire. Je prends rapidement des forces et du poids. Jusqu'à présent, je n'ais vu que des femmes… de véritables bijoux. L'une d'entre elle m'a été désigné dans l'unique but de me remettre sur pied. Elle se prénomme Amaïs. Une perle rare. On aurait dit le croisement entre une africaine et un asiatique.
Aujourd'hui elle s'est présentée devant ma cellule avec deux de ses sœurs, armées de cimeterre. Je lisais sur son regard une certaine tristesse. Ces derniers jours, alors qu'elle me massait tout le corps (Eh oui, que veux-tu ? Y'en a qui en ont de la chance), je lui parlais longuement de mes déboires et du malentendu que j'ais eu avec ses sœurs de l'oasis. Elle ne me répondait jamais. A vrai dire, elle ne me parlait jamais. Elle prenait plaisir à m'écouter, mais notre échange s'arrêtait là.
L'une des guerrières ouvrit la grille et me fit signe de sortir. J'ais du passer deux bonnes semaines derrière ces barreaux. Mais une fois sur pied je n'ais pas perdu mon temps. Je m'entraînais d'arrache pied afin de recouvrer mes forces. Pompes, abdos, traction, mouvement d'arts martiaux… tout y passait. Amaïs m'observait en cachette avec ses merveilleux yeux en forme d'amande. Elle avait de longs cheveux noirs soyeux attachés en une natte lui arrivant au creux des reins. Le marron clair de ses yeux se mariait à merveille avec la couleur de sa peau. Son corps était suffisamment musclé pour qu'elle n'ait rien à envier aux autres femmes.
_ Soyez prudent, dit-elle lorsque je passais près d'elle.
L'une de mes gardes la bouscula violemment, lui faisant ainsi perdre l'équilibre.
_ Hé ! Fis-je en l'aidant à se relever.
_ Silence et avance ! Répliqua la guerrière prête à dégainer son arme.
L'inconsciente. Si elle savait que je pouvais la mettre hors jeu avant qu'elle n'ait le temps de dire ouf, elle ne se permettrait pas de se la jouer.
Je lui obéis donc, question de connaître le fin mot de l'histoire. Nous suivons tout un dédale de corridors débouchant finalement sur une immense porte métallique qu'elles ouvrent avec facilité. Une lumière éblouissante en jaillit, je sens aussitôt une rafale d'air chaud. Avant même que mes yeux aient eu le temps de s'habituer à cette clarté, mes deux tortionnaires me poussent de l'autre côté de la porte où fusent des cris de joies et des applaudissements.
Je me retrouve dans une arène à ciel découvert avec une vingtaine d'autres hommes armurés de casques et de protections métalliques. Chacun est armé d'une arme qu'ils semblaient avoir eux même choisi. Epée courte, longue, cimeterre, sabre, lance, fléau d'armes, rondache, masse d'armes etc. On me conduit à l'un des étalages.
_ Je ne veux pas d'armes, fis-je en les surprenant.
De Appossaï